COURS D’ESSAI GRATUIT : La Respiration
Présentation de votre séance
La fonction respiratoire est la seule fonction végétative de l’organisme où peut intervenir la volonté. Durant mes cours de yoga thérapeutique, nous pratiquons une respiration en conscience, ce qui permet d’optimiser la capacité des poumons à contenir une grande quantité d’air et d’orienter ce dernier selon nos besoins.
Nous adoptons également des postures qui apportent la souplesse nécessaire à l’exploration et à l’exploitation du souffle.
Respirer en conscience : que cela signifie-t-il ? Contrôler le souffle par l’inspiration et l’expiration, filtrer l’air qui entre et sort par le nez (la bouche intervient seulement pour des exercices spécifiques), le réchauffer en hiver et stimuler tous nos capteurs naturels.
La respiration yogique peut prendre plusieurs formes. Nous les explorons ensemble dans mon cours dédié à la respiration, mais nous les retrouvons aussi dans les autres sessions en ligne. En effet, elle est absolument centrale dans la pratique du yoga.
Contenu
La respiration ventrale
La respiration ventrale est la première respiration que nous avons à la naissance. Créée par le mouvement du diaphragme, entre l’abdomen et la cage thoracique, elle est profonde et puissante. Elle permet de :
- nous recentrer ;
- nous calmer ;
- masser nos organes ;
- apporter de la mobilité aux vertèbres lombaires ;
- nous donner de l’endurance ;
- nous faire lâcher prise ;
- nous concentrer.
La respiration ventrale se déroule en position allongée tout en étant détendu. Nous ouvrons nos voies respiratoires et ressentons le chemin que parcourt l’air dans notre corps depuis le nez en en évaluant la quantité.
Pour cela, nous mettons les mains sur notre ventre dans la zone au-dessous du nombril et nous y dirigeons l’air. Elles montent et descendent au rythme de notre souffle.
La respiration costale moyenne
Dans la respiration costale moyenne, nous déplaçons l’air que nous avons dans la zone du ventre vers les premières côtes en posant les mains de part et d’autre de la cage thoracique.
Nous inspirons en écartant les côtes comme un livre que l’on ouvre par le milieu. Sur l’expiration, nous rapprochons nos mains l’une vers l’autre.
Ce mouvement latéral met en évidence la mobilité de la cage thoracique et nous permet, grâce aux muscles abdominaux, de donner de la place et de la puissance au diaphragme.
Cette respiration :
- libère le plexus solaire ;
- augmente notre capacité respiratoire ;
- améliore la digestion ;
- donne de la mobilité à nos vertèbres dorsales.
La respiration haute claviculaire
Quand nous pratiquons la respiration haute claviculaire, nous déplaçons l’air dans le haut de la cage thoracique. Pour ce faire, nous posons tout d’abord les mains sur les clavicules. Puis, sur l’inspiration, nous soulevons toute la cage thoracique vers le haut et, sur l’expiration, nous la descendons comme un athlète après un effort.
C’est une respiration qui est très utile lorsque nous sommes stressés, inquiets, énervés et que nous parvenons difficilement à respirer, souvent par la bouche.
Grâce à la respiration haute claviculaire, nous :
- prenons davantage d’air ;
- bénéficions de plus de dynamisme ;
- pouvons fournir plus d’effort ;
- parvenons mieux à exécuter certaines postures ;
- donnons de la mobilité à nos vertèbres cervicales.
La respiration complète
Lors de la respiration complète, tout l’air que nous respirons sera réparti dans les trois zones que nous venons de citer : le ventre, les côtes et les clavicules.
- L’inspiration démarre dans le nez, puis dans le ventre. Ensuite, les côtes s’écartent et les clavicules se soulèvent. À ce moment-là, nous marquons un temps d’arrêt “poumons pleins”.
- L’expiration, toujours par le nez, passe par le ventre, avant que les côtes ne se referment puis que les clavicules s’abaissent. Nous marquons encore une fois un temps d’arrêt “poumons vides”.
Dans l’idéal, la durée de l’expiration doit être la même que celle de l’inspiration. En outre, il est important de ne pas remplir les trois zones en même temps.
De cette manière, nous prenons le contrôle de notre souffle. Pratiquer régulièrement cette respiration complète en position allongée jusqu’à ce que vous la maîtrisiez :
- améliorera votre respiration en général ;
- facilitera la tenue des postures dont elle est le carburant ;
- oxygénera correctement le cerveau ;
- donnera de la mobilité à toute la colonne vertébrale ;
- garantit une meilleure santé globale.